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Musique
Oeuvres pour violon seul
Edité par Maguelone ; UVM distribution - paru en [DL 2018]
Sonate pour violon seul - Florentine Mulsant (1962-*) : Sonate de concert nʿ2 Op.45*, Suite de Concert Op.50* / *Création Le violon seul, senza basso, a inspiré l'élan de bien des compositeurs, du XVIIe siècle jusqu'à nos jours, sans interruption. Le répertoire pour violon seul est l'héritier de la canzone, du poème, du capriccio, de la fantaisie, du recitativo. Dès le XVIIe siècle, le violon aspire à la virtuosité. La passion pour le violon, au XVIIe siècle, flamboie d'abord en Italie et en Allemagne et c'est là qu'elle voit naître ses premiers grands maîtres. Le violoniste virtuose Johann Georg Pisendel (1687-1755) accompagnant son protecteur, l'Electeur de Saxe Frederick Augustus II (plus tard Roi de Pologne) dans un grand voyage en Europe, visite l'Italie où il se lie d'amitié avec Vivaldi. Celui-ci deviendra son maître et son ami et lui dédiera plusieurs sonates et concertos. La Sonate pour violon seul en la mineur occupe, aux côtés des pages de Heinrich Ignaz Franz Biber (1644-1704) ou J.S. Bach une place de choix dans la littérature baroque dévolue à l'instrument. L'art de Florentine Mulsant se veut en même temps inscrit dans son temps, revendiquant les influences esthétiques de l'École Française du XXe siècle, et nourri de la mémoire des siècles passés. Les deux oeuvres pour violon solo que réunit le présent récital ont en commun l'inscription dans des genres hérités des XVIIe et XVIIIe siècles, et sont dédiées à la violoniste Hélène Schmitt. Dans la Sonate de concert nʿ2 op.45 et la Suite pour violon seul op.50 (composées en 2013), Florentine Mulsant allie la liberté inhérente à l'esthétique baroque, nourrissant ici son inspiration. Une rigueur secrète rapproche des parentés mélodiques et thématiques. Hélène Schmitt, loin des effets de mode et des sirènes médiatiques, affirme sa carrière de soliste et ses choix artistiques relevant d'un évident éclectisme, et révèle une volonté farouche à défendre des répertoires variés, parfois tombés dans l'oubli. Férue de culture italienne et germanique, la violoniste s'est dédiée, à travers ses enregistrements, autant à J-S Bach que Nicola Matteis ou Ignazio Albertini, que Johann Heinrich Schmelzer ou aux Sonates du Rosaire de Biber, sans délaisser Mozart, Beethoven ou Mendelssohn. Passionnée par le répertoire pour violon seul, Hélène Schmitt a enregistré onze disques de soliste, dont huit pour le label Alpha, tous prisés et récompensés par la critique internationale.