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Musique
Missa solemnis en ré majeur, op. 123
Edité par Distrart Musique - paru en C 2020
En 1972, dans la salle du Gewandhaus, Kurt Masur gravait pour Eterna la Missa Solemnis, lecture oubliée, perdue dans une discographie déjà profuse du moins à l'ouest du rideau de fer. Mais à l'Est l'oeuvre était devenue rare au concert, quasi absente au disque, c'était la partition la moins prisée du maitre de Bonn par les dirigeants de la RDA, il s'est longtemps murmuré que Kurt Masur dut batailler pour imposer l'idée d'un enregistrement que la firme d'état publierait en disque. Le geste un peu tendu, le choeur brouillon, dépareillé par des pupitres féminins acides, un Gewandhaus qui joue avec un recueillement certain que le violon de Gerhard Bosse avive encore, un quatuor emporté par Peter Schreier qui semble face au velours d'Anna Tomowa-Sintow tout juste découverte un évangéliste, cela nous fait un document c'est certain, mais une version de second rayon pour un chef d'oeuvre si enregistré.