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Livre
Je n'ai pas peur : roman
Edité par B. Grasset - paru en 2001
Dans le sud de l'Italie, Michelle, neuf ans, vit avec sa mère et sa soeur sans beaucoup voir son camionneur de père. Il secourt un garçon de son âge attaché au fond d'un trou. Trop faible pour sortir, il lui apporte à boire et à manger. Michelle découvre qu'il a été kidnappé par son père et ses amis, qui songent à l'exécuter : il le fait s'enfuir mais se retrouve coincé au fond. Prix Viareggio.
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LA FIN DE L'INNOCENCE
J'ai regardé sur ARTE (en replay jusqu'au 7/07/2026) début juin, le film de 2003 "L"été où j'ai grandi", qui m'a impressionnée. Il est l'adaptation du roman "Je n'ai pas peur" de l'auteur italien "Niccolo Ammaniti, paru en 2001. Un livre sur la fin de l'innocence de Michele, 9 ans, habitant un tout petit hameau des Pouilles de quatre maisons, abruti de chaleur en cet été 1978. Tout le monde s'enferme dans la journée, volets fermés. Sauf les enfants que rien n'arrête dans leurs jeux, leurs défis, les gages au perdant décidés par le "caïd" du petit groupe. C'est au cours d'une de ces virées que Michele, le narrateur, va découvrir l'horreur dans une vieille maison abandonnée. D'abord, il n'y croit pas, lui il croit aux monstres, aux sorcières, aux histoires, aux légendes. Mais comme le dit son père "Arrête avec ces monstres, Michele. Les monstres existent pas. Les fantômes, les Loups-garous, les sorcières, rien que des conneries pour faire peur aux grands benêts comme toi. C'est des hommes que tu dois avoir peur, pas des monstres". Ce père, chauffeur routier si longtemps et si souvent absent. Leur rêve à tous, quitter ce village de malheur, monter dans le nord. Il va découvrir la trahison des adultes, ce qu'ils sont capables de faire pour l'appât du gain et la recherche d'une vie meilleure, ailleurs. Il va découvrir la trahison de son meilleur ami (pas pour un plat de lentilles, mais pour une leçon de conduite). Même s'il se répète "Je n'ai pas peur", l'indicible le rattrape. J'ai retrouvé l'atmosphère si particulière du film, sans compter les pensées, l'imaginaire de l'enfant, son impuissance, une complexité que seule l'écriture peut dépeindre. Et fort bien dans ce roman.
MIAM - Le 23 juin 2026 à 17:50