Livre


Mario Soldati : cinéaste malgré lui


Gili, Jean A.

Edité par Rouge profond



Destiné à devenir enseignant et amateur de littérature, Mario Soldati se tourne vers le cinéma à son retour des États-Unis où il espérait émigrer. Pendant les années 1930, il collabore d’abord à l’écriture de scénarios et assiste des cinéastes réputés comme Mario Camerini ou Alesandro Blasetti. Il réalise son premier film en 1939 et ne va plus s’éloigner de la caméra pendant vingt ans. Au début des années 1940, il signe deux chefs-d’œuvre, "Le Mariage de minuit" et "Malombra". Après la guerre, "Les Ennuis de monsieur Travet", "Eugénie Grandet" ou "Fuite en France" confirment son talent et son inventivité. Il tourne ensuite une série d’œuvres appartenant aux genres populaires, films burlesques ("Je suis de la revue", "O.K. Néron !"), films de cape et d’épée ("Fra Diavolo", "L’Héritier de Zorro"), films de corsaires ("Les Trois Corsaires", "La Fille du corsaire noir"), mélodrames ("La Fille du fleuve" avec Sophia Loren). Il retrouve une main très sure pour diriger Gina Lollobrigida dans "La Marchande d’amour" ou Alida Valli dans "Rapt à Venise", sans oublier Renato Rascel dans "Polycarpe, maître calligraphe", primé au festival de Cannes. Mario Soldati jouera aussi un grand rôle dans la naissance de la télévision italienne en dirigeant des enquêtes documentaires sur l’alimentation et sur la lecture. (source : éditeur)

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