Michel Zévaco (1860-1918)"– Ici, Triboulet !Le roi François Ier, d’une voix joyeuse, a jeté ce bref et dédaigneux appel.L’être tordu, bossu, difforme, à qui l’on parle ainsi, a tressailli ; ses yeux ont lancé un éclair de haine douloureuse. Puis sa face tourmentée, soudain, se fend d’un ricanement ; il s’avança en imitant le furieux aboi d’un dogue.– Çà, bouffon, que signifient ces aboiements ? demande le roi, les sourcils froncés.– Votre Majesté me fait l’honneur de m’adresser la parole comme à un de ses chiens ; je lui réponds comme un chien : c’est une façon de me faire comprendre, sire !Et Triboulet salue, courbé en deux. Les quelques gentilshommes qui sont là éclatent en folles huées.– À plat ventre ! crie l’un d’eux, un chien, ça se couche, Triboulet !– Ça mord quelquefois, monsieur de la Châtaigneraie. Témoin ce coup de croc que vous a donné Jarnac... sous forme d’un soufflet !– Misérable insolent ! rugit La Châtaigneraie.– La paix ! commande le roi en riant. Or, maître fou, parle sans déguiser : Comment me trouves-tu aujourd’hui ?"Le roi de France François Ier, lassé de sa maîtresse - la Belle Ferronnière -, s'éprend d'amour pour Gillette, une jeune fille. Au moment de l'enlever, arrive un jeune truand de la Cour des Miracles : Manfred...A suivre : "La cour des miracles".