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Musique
Magnificats & motets
Edité par Hyperion Records - paru en 2016
Seules quelques oeuvres, sous forme le plus souvent de fragments, sont restées du compositeur espagnol Bernardino de Ribera né à Valence en 1520. Le style de ce musicien rappelle celui de la génération des Josquin et des Gombert et ouvre la voie à ses successeurs Victoria, Guerrero ou Morales. Il est plus linéaire et horizontal que palestrinien (aux harmonies verticales). Plus janséniste qu'affranchi. Cela dit il réserve aussi quelques surprises. Les chromatismes du motet Rex Autem David. Le mode majeur déconcertant du Dimitte me ergo. Parfois la polyphonie se resserre tellement que l'articulation se perd au profit d'une cristallisation des voix alla Ligeti. De même pour les chevauchements de voix dans le lancinant Beata mater. Si les motets expriment des singularités, la plupart des Magnificats qui constituent l'essentiel du programme, sont d'une polyphonie stricte et souvent prenante. Le musicologue Bruno Turner, grand spécialiste de ce répertoire espagnol, est à l'origine de la reconstitution de ces manuscrits. Son disciple David Skinner et l'ensemble De Profundis restituent avec circonspection les affects de cette musique d'une beauté subtile et austère. (Jérôme Angouillant)
- Avis
- Bernardino de Ribera est un compositeur encore méconnu du siècle d’Or, qui eut parmi ses élèves un certain Luis de Victoria. Austérité, magnificence et émotion sont les impressions qui se dégagent à l’écoute de ces polyphonies luxuriantes (jusqu’à huit voix). Les 25 voix d’hommes de l’ensemble De Profundis, sous la direction de David Skinner, détaillent à merveille ces architectures sonores en contrepoint, qui influenceront plus tard Claudio Monteverdi dans l’un de ses « Magnificat ».
- Par
- Blandine M., bibliothèque Andrée Chedid
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LAUMONIER Cyril - Le 01 mars 2017 à 02:12