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Musique
Super flumina Babylonis, Miserere mei Deus
Edité par Supraphon Records - paru en 2019
Quand il participe au concours de composition organisé par le Concert Spirituel en 1768 avec son motet à grand choeur "Super Flumina Babylonis", le compositeur morave membre de l'orchestre de Mannheim n'est pas un inconnu du milieu musical parisien. Plusieurs de ses oeuvres y furent publiées dès 1744. Bien que non classée au concours, l'oeuvre fut ensuite distinguée par la critique et obtint un vif succès. On en comprend aisément la raison à l'écoute de l'oeuvre enregistrée ici pour la première fois. C'est effectivement une composition à l'écriture dynamique et lumineuse qui s'offre à nous et qui s'inscrit dans ce que le Classicisme nous offre de meilleur. Précédée d'une sinfonia orchestrale, l'oeuvre s'organise en deux choeurs, deux arias (ténor, soprano), un duo (soprano et alto), une aria (basse) et un choeur final. Cette variété bien équilibrée enchante l'auditeur avec son lyrisme mélodieux et l'allégresse qui s'en dégage. L'orchestration expressive ponctue le discours d'effets dramatiques habilement colorée par le hautbois et les cors. Constitué de courtes pièces alternant choeurs, arias et duo, le "Miserere" (1770-73), en première mondiale également, est tout aussi remarquable avec son style éloquent, vif et solennel. Remercions le Czech Ensemble Baroque pour la brillance de son interprétation et de nous faire redécouvrir, avec ce quatrième enregistrement consacré aux oeuvres de Richter, un répertoire réjouissant ! (Laurent Mineau).