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Les Mordus du Manga Découvrez les lauréats 2025
Découvrez les lauréats 2025 du prix littéraire "Les Mordus du Manga" organisé dans les bibliothèques de la ville de Paris.
Né en 2009, le prix Les Mordus du Manga propose chaque année trois sélections de mangas parmi lesquelles les usagers des bibliothèques parisiennes sont invités à voter.
La sélection est commandée dans une trentaine de bibliothèques, et présentée au vote des lecteurs des bibliothèques parisiennes, de début septembre à fin décembre. Les participants votent pour leurs titres préférés, par ordre décroissant, directement en bibliothèque.
Après la période de vote, une grande cérémonie de clôture a été organisée le samedi 7 février à la médiathèque Virginia Woolf (13e), pendant laquelle a été annoncée les résultats.
Découvrez ci-dessous les 3 lauréats 2025 !
Lauréat 7-11 ans
Jiangshi X t.1
de KURAZONO Norihiko
éditions Crunchyroll
Dans le village de Shenxian, trois apprentis moines – Xiaohu, Chaoyun et Jiuli – s’apprêtent à passer un examen. Ils veulent devenir daoshi, moine guerrier exorciste spécialisé dans la lutte contre les jiangshi, puissants monstres à mi-chemin entre les zombies et les vampires. Leur première mission sera de veiller sur la tour mausolée de Qanwang, qui abrite justement les corps de 800 de ces fameux jiangshi. La soirée s’annonçait tranquille, jusqu’à ce qu’ils découvrent un sarcophage vide, ouvert de l’intérieur… Cela ferait-il écho à la prédiction de la prêtresse Jiutian qui annonce le réveil de forces maléfiques et l’imminence de la fin du monde ?
A mi-chemin entre Naruto et Demon Slayer, Jiangshi X est un pur shonen, bien mené, avec une rythmique pêchue, et dessiné avec dynamisme. Dans cet univers franchement accrocheur, on fait connaissance de la figure du jiangshi (littéralement « cadavre raide »), un type de monstre vampirique issu du folklore traditionnel chinois. Une belle découverte.
Lauréat 12-15 ans
Bloom t.1
de MIKAMI Saka
éditions Nobi Nobi!
Rintarô Tsumugi, 16 ans, étudie dans un lycée pour garçons de seconde zone. Son apparence renforce sa réputation de voyou : il est grand, a les cheveux décolorés et une allure qui fait peur. Et pourtant, tout cela est à l’opposé de sa personnalité réelle. Il est donc surpris quand il rencontre, dans la pâtisserie de sa mère, une adolescente qui ne tremble pas devant lui : Kaoruko Waguri. Ils sympathisent, jusqu’au jour où il apprend que Waguri fréquente le lycée voisin du sien, une école privée pour filles de bonne famille, qui ont tendance à mépriser les garçons de son établissement.
Bloom nous narre la rencontre entre deux adolescents qui auraient dû s’éviter, mais qui tentent de dépasser les préjugés imposés par les normes de leur entourage respectif.
Lauréat 16 ans et +
Couteau et piment vert t.1
de ISOYA Yuki
éditions Le lézard noir
L’histoire se déroule à Kyoto en 1951. Ichika Kuwanoki est la fille aînée d’une famille possédant un restaurant traditionnel. Elle est employée comme cuisinière dans un hôtel occupé par des troupes américaines, ce qui ne l’empêche pas de donner à l’occasion un coup de main dans l’établissement familial. La guerre leur ayant fait perdre de nombreux clients, l’héroïne est obligée d’épouser Amane, le benjamin d’un clan influent. Les deux époux ont 15 ans d’écart, et ne partagent pas non plus la même vision de l’avenir : si la jeune femme souhaite maintenir les traditions, son mari quant à lui ne jure que par le changement. Tout bascule le jour où une délégation américaine vient dîner lors d’une réunion. L’une des convives est connue pour refuser de manger tout plat préparé par un Japonais, mais Ichika relève le défi et tente ainsi de sauver sa famille de la faillite.
Un joli manga historique qui nous plonge dans le Japon d’après-guerre. L’auteure nous invite à suivre les aventures de deux protagonistes très différents, tout en nous régalant visuellement de plats issus des traditions japonaises et américaines.
Glossaire êtes-vous incollable sur les mangas ?
Les mangas sont classés en plusieurs catégories au Japon. On distingue surtout trois catégories parmi les plus lues et appréciées : le shônen, le shôjo et le seinen. On les définit plus couramment sous les noms de mangas pour garçons (shônen), pour filles (shôjo) et pour adultes (seinen).
Pour en savoir plus, découvrez notre glossaire ci-dessous, pour tout savoir sur le manga en 10 étapes !
Destiné aux garçons à partir de huit ans, il représente la majorité des titres de bandes dessinées nippones traduites et vendues en France. Genre très codifié, le shônen manga diffuse des valeurs récurrentes. Le personnage principal est un idéaliste qui défend la justice, faisant passer l’amitié avant tout, et ne recule pas devant les épreuves.
Exemples de shônen : UQ holder !, Hell’s kitchen, Shimba Ra Da, Enigma, Toriko, Inazuma eleven, Blazer Drive.
Destiné aux filles à partir de huit ans, l’histoire est centrée principalement sur des intrigues amoureuses d’adolescents. Les thèmes abordés sont variés, le shôjo manga étant axé sur les interactions entre les personnages. Les intrigues romantiques ne sont jamais simples : triangles amoureux, rivalités, familles qui se détestent, etc …
Exemples de shôjo : Orange, Hibi chouchou, Blue spring ride, Piece, Kokoro button, Akuma to love song, Dengeki daisy.
destiné aux jeunes adultes à partir de seize ans. Les intrigues sont complexes, les personnages tortueux… Le seinen s’adresse à des lecteurs matures. L’atmosphère est parfois plus sombres, ou les thèmes plus complexes, axés sur la psychologie des personnages.
Exemples de seinen : Démokratia, Le chef de Nobunaga, Space brothers, Bride stories, Liar game, Ascension, Une sacrée mamie.
Pendant du seinen au féminin.Les intrigues sont plus complexes que dans les shôjo. Les préoccupations des femmes modernes y sont abordées : le mariage, le travail, la vie de famille, les relations de couple, le célibat.
Exemples de jôsei : Princess Jellyfish, Cherish, Heartbroken chocolatier, Kamakura Diary, Ma petite maîtresse, Nodame Cantabile, Walkin’ butterfly
« kodomo » signifie « enfant » en japonais. Cela désigne les mangas pour les plus jeunes (à partir de 6 ans).
Exemples de kodomo : Chi, une vie de chat, Nekojima : l’île des chats, Pan’Pan Panda, Roji !.
.Correspond au titres qui reprennent les codes du manga (narratifs et/ou visuels, format) et qui sont faits par des auteurs qui ne sont pas japonais (principalement des européens et des américains).D’autres noms sont également utilisés pour qualifier ces œuvres : « manfra », « franga », mais le terme de global manga tend à s’imposer.
Exemples de global manga : City hall, Radiant, Les torches d’Arkylon, Dreamland, Save me Pythie, Stray Dog, Sara et les contes perdus.
Le mangaka est un auteur de manga.
Au Japon, le terme "anime" désigne les dessins animés.
Mot japonais désignant le story-board du manga. On peut mieux comprendre l’importance des nemu dans la création des mangas en lisant Bakuman de Tsugumi Ôba et Takeshi Obata.