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Musique
Gamma
Edité par Columbia - paru en C 2024
Cinq ans après Hyperion, qui officialisait sa mue de beatmaker techno parisien à producteur à l'américaine, validé par ses collabs avec The Weeknd et Phalère Williams, Gesaffelstein change de nouveau de pied d'appui sur ce Gamma, sur lequel il collabore avec le même chanteur, Yan Wagner, sur la moitié des titres. Un album concept construit sur une énergie brute et noire venant du rock, du punk, de la new wave. L'album s'ouvre sur la voix torturée de Wagner, Digital Slaves, avant de nous engouffrer dans un tunnel de synthpop dark dans lequel résonnent évidemment les échos de Depeche Mode. Mais Gesaffelstein va plus loin que ça et monte en pression avec Hysteria, qui rejoue l'époque turbines de la fin des années 2000, tandis que The Urge convoque l'imagine no wave new-yorkais du début des 80's. Et puis la frénésie submerge tout avec Mania ou Tyranny, qui auraient pu être écrites par les Ramones, à peine apaisée par la balade syndicale Lost Love. Un Dark Prince plus dark que jamais