Film


Manu


Edité par Centre de l'Audiovisuel à Bruxelles



Coffret regroupant 5 films. "Manu, L'homme qui ne voulait pas lâcher sa caméra" d'Emmanuelle Bonmariage (2018, 92 min) : le jour où le cinéaste Manu Bonmariage a décidé d'appeler sa deuxième fille par le même prénom que lui, Emmanuelle, était-ce pour la postérité ? Et le jour où il lui lègue une caméra, devient-elle dépositaire d'une histoire, d'un trajet ? Manu Bonmariage, qui n'a eu de cesse de déshabiller la société, se retrouve aujourd'hui, à 76 ans, nu face à ses doutes, ses films et la caméra de sa fille Emmanuelle... Elle le suit, cherche à saisir son identité profonde (celle de l'homme, mêlée à celle du cinéaste) malgré la maladie d'Alzheimer qui le gagne. Alors que la mémoire de Manu lui joue des tours, Emmanuelle réalise le portrait d'un homme proche des personnages du cinéma du direct qu'il a tant aimé filmer ; "Allô police" de Manu Bonmariage (1987, 55 min) : comédie de mœurs et drames psychosociologiques,le film accompagne plusieurs policiers à travers Charleroi, une ville chamboulée par les restructurations, où les sentiments exacerbés d'une population laborieuse viennent s'inscrire ici comme des cris, des appels, des signaux de détresse. Hébétés face à tant de désarroi, des "flics" de bonne volonté ne savent plus quel rôle jouer : le psychothérapeute, l'assistant social, le juge de paix... ; "J'ose" de Manu Bonmariage (1983, 93 min) : portrait documentaire de José, un fils d'ouvriers liégeois, à la nature extravertie et cabotine, en butte à la société. Le film commence le jour de sa sortie de prison et l'accompagne durant six mois où il va vivre et jouer les événements qui lui sont arrivés et pourraient lui arriver de nouveau... Un film né de la réalité, qui la rejoint parfois par la fiction. ; "No Chance !" de Manu Bonmariage (2004, 60 min) : Sangatte et la question des réfugiés a largement occupé les médias au début des années 2000, mais la disparition du lieu d'accueil n'a pas fait disparaître la nécessité d'un accueil. Mireille, mère de huit enfants, qui élève seule les quatre derniers, ne peut rester indifférente. Elle qui n'a connu que des situations difficiles, de couple, de travail, d'argent est là tous les après-midi sur le terrain vague, près de la gare, où les réfugiés campent depuis la fermeture du centre. À Calais, Mireille est devenue une figure. Dans un balai incessant, où la détresse sociale et affective croisent la détresse de l'exilé, elle offre obstinément le peu qu'elle a, quitte à perdre ses enfants. ; "Du beurre dans les tartines" de Manu Bonmariage (1981, 79 min) : la chronique de la restructuration d'une entreprise métallurgique familiale de Wallonie touchée par la crise, et la multiplicité des points de vue selon que l'on est ouvrier, patron ou responsable politique, filmés au plus près par la caméra de Manu Bonmariage.. Suppléments : 4 films de Manu Bonmariage : "Allô police" , "J'ose", "No chance", "Du beurre dans les tartines" ; rencontre de Manu avec des étudiants policiers de La Louvrière ; Retrouvailles avec Manu 20 ans après ; Scènes inédites

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