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Film
Roberto Rossellini : trilogie de la guerre
Edité par Blaq out - paru en 2017
Réalisés durant et immédiatement après la Seconde Guerre Mondiale, "Rome, ville ouverte", "Païsa" et "Allemagne année zéro", constituent les oeuvres fondatrices du néoréalisme italien. Des représentations déchirantes de l'Europe dévastée par la guerre qui mettent en lumière les combats ordinaires de héros du quotidien et montrent malgré tout un espoir qui perdure. Roberto Rossellini s'impose grâce à cette trilogie comme l'un des cinéastes les plus influents de l'histoire du cinéma. "Rome ville ouverte" (Italie, 1945, 99', en italien avec sous-titres en français) : Rome, hiver 1944. Un ingénieur communiste, Giorgio Manfredi, tente d'échapper aux Allemands qui occupent la ville. Il se réfugie chez un ami dont la fiancée, Pina, le met en contact avec le curé de la paroisse Don Pietro. Mais la maîtresse de Manfredi va tous les dénoncer aux Allemands. "Païsa" (Italie, 1946, 120', en italien avec sous-titres en français) : Païsa met en lumière six instants de la libération italienne durant la campagne de 1943-1944, dépeignant ainsi le climat, tantôt héroïque, tantôt désolant dans lequel elle s'est opérée. "Allemagne, année zéro" (Italie/France/Allemagne, 1948, 71', en allemand avec sous-titres en français) : en 1945. L'Allemagne nazie a capitulé devant les armées alliées. Berlin n'est plus qu'un champ de ruines fumantes. Edmund Koehler, un garçon de 12 ans, parcourt les décombres à la recherche d'un peu de nourriture avant de rentrer dans l'immeuble à demi effondré où sa famille a trouvé un refuge précaire. Son père, malade, s'enferre dans ses souvenirs. Son frère aîné, Karl, ancien nazi, vit traqué. Sa soeur, Eva, tente de subvenir aux besoins des siens par des ménages et en fréquentant l'occupant. Au milieu de cette ambiance de fin du monde, le petit garçon sans repère tente de s'en créer de nouveaux, fuyant toujours un peu plus la terrible réalité... Suppléments : - Présentation des films par Roberto Rossellini (1963, 3 3 min) - Entretiens inédits avec Renzo Rossellini, compositeur et fils du réalisateur, et Stéphane Roux, historien du cinéma (3 15 min) - Analyse des films par Mathieu Macheret, journaliste (3 25 min) - Il était une fois... Rome, ville ouverte de Serge July et Marie Genin (2006, 52 min) : le documentaire retrace l'histoire du film à l'aide de nombreuses archives. - Rossellini vu par Rossellini d'Adriano Aprà (1992, 62 min) Rossellini fait son propre portrait et illustre sa méthode de travail et ses convictions. Entretien avec le réalisateur.