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Livre
Les boucanières : roman
Edité par Points - paru en DL 2010
Au siècle dernier, trois familles américaines, les Saint-George, les Clossom et les Elmsworth, qui ne parviennent pas à s'intégrer dans la société new-yorkaise, décident de tenter leur chance en Angleterre. Inachevé à la mort de l'auteure, ce roman, d'abord publié tel quel en 1938, est remanié par. M. Mainwaring en 1993 à partir des notes laissées par E. Wharton.
Collection : Points. Signatures ; Points (Paris)
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Dernier roman inachevé d'Edith Wharton mais dont la plus grande partie avait été terminée, revue et corrigée par l’auteure. L’histoire commence à Saratoga dans l’état de New-York et se poursuit à Londres. Le récit se déroule entre 1873 et 1877. Le personnage principal de ce roman est Nan, la plus jeune d’un groupe de 5 américaines issues de 3 familles différentes et dont le lecteur assistera à la transformation et à l’entrée dans la bonne société anglaise. Il faut dire qu'en Amérique, elles étaient un peu snobées et avaient du mal à entrer dans les cercles à la mode, au plus grand désespoir de leurs mères. Qu’à cela ne tienne, grâce à l’influence et à l’impulsion d’une nanny fraichement débarquée afin de s’occuper de Nan et de sa sœur, voilà toute la clique qui se retrouve à Londres. Le débarquement de ces jeunes filles en fleurs va secouer et fasciner la vieille Angleterre. Leur charme et leur vitalité vont surprendre et quelque peu déranger. Celles-ci finiront promues grâce à leur union aux plus hauts rangs de la société anglaise. Ce monde se révélera cependant hautain et froid et pétri de conventions auxquelles elles devront se résoudre avec plus ou moins de facilité. Nan aura cependant un comportement qui sera jugé « répréhensible », (So Shocking !). l est question comme souvent de jeunesse, d’ambition, de prestige aristocratique, de stratégies maritales et de désillusion. La lecture est plaisante, on s’attache rapidement à Nan. Mais on est loin de Chez les heureux du monde ou de L’été. La tension dramatique est quasi nulle. Ce roman est comme un bonbon à la violette qu’on laisserait fondre lentement sur notre langue. Il est doux et agréable mais il n’a pas le piquant des langues de chat acides qui vous réveillent les papilles.
VINCENT Sabrina - Le 17 juillet 2017 à 11:36