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SF : la science-fiction à l'écran : les films et séries mythiques : les réalisateurs clés : les thèmes fondamentaux
Edité par Les éditions indépendantes
Le règne du cinéma SF sur le spectaculaire hollywoodien est intermittent, régulièrement ramené sur le devant de la scène, fréquemment menacé par toutes sortes de genres concurrents. Il a dominé la série B des années 1950. Dans la foulée de Star Wars, un de ses sous-genres, le space opera, a connu une pole position éphémère (Alien en proposant la version claustro et horrifique). Puis, d’Independence Day à Contact, de Men in Black à Mission to Mars en passant par Mars Attacks!, la fin des années 1990 a remis au goût du jour le cinéma d’aliens. Récemment, pourtant, on pensait que les films de super-héros avaient un peu supplanté la science-fiction dans le coeur du public. Ou plutôt qu’ils représentaient une hybridation efficace de deux genres qui ont fait leurs preuves sonnantes et trébuchantes : le film d’action en milieu urbain avec beaucoup d’explosions (la lignée Die Hard) et la SF à effets spéciaux où les super-pouvoirs donnent lieu à une débauche de trucages numériques. D’ailleurs, dans Avengers comme dans Man of Steel, un même plan pointe cette coalescence entre le genre terrien du film de super-héros et celui, spatial, d’une certaine tradition SF : Iron Man dans le premier, Superman dans le second s’élèvent dans les airs et (généralement pour les besoins d’un combat acharné) crèvent la stratosphère, s’immiscent en suspens on dans la grande étendue glacée de l’infini galactique, avant de repasser sous les cieux et chuter violemment jusqu’au sol. Réduit à une fugitive percée au-delà du ciel, tel était le sort fait à la SF dans le cinéma dominant de super-héros. Jusqu’à ce que le programme 2013 rééquilibre la tendance. La sciencefiction y prend tous les visages, souvent plusieurs visages dans un même film. (source : éditeur). Les Inrocks 2, ISSN 1762-5564
