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Livre
Le faucon maltais : découpage, dialogues français et anglais, vidéogrammes, dossier
Edité par Alice éditions
Les 100 ans de la Warner sont certes l'occasion de se retourner sur un siècle de films, du navet au chef-d'oeuvre incontestable, mais ils permettent aussi de se poser une question souvent présente dans toute analyse de l'histoire d'Hollywood : peut-on appréhender les grandes majors sous un angle autre que celui de l'industrie, et leur délimiter une identité qui serait également esthétique et thématique ? Et, de ce point de vue, le film noir demeure l'un des marqueurs essentiels, à la fois dans ses sujets et ses options visuelles, de la grande histoire de la Warner. Un héritage par ailleurs toujours vivant puisqu'il est facile de constater que, de nos jours, le dernier volet de la plus grosse franchise actuelle de cette major, "The Batman", est parfaitement tributaire dans ses images, ses personnages et son récit, du film noir le plus pur. Et quel meilleur film pour représenter cette grande, noble tradition, que celui dont la sortie en 1941, lança la période impériale du film noir, "Le Faucon maltais" de John Huston ? Ce film matrice, créateur de figures et de narrations qui se transformeront en passages obligés, voire en clichés au fil des années, demeure un sommet évident malgré le nombre infini de films ayant voulu se mesurer à lui. A la fois adaptation fidèle des récits "hard boiled" de Dashiell Hammett, et lancement du privé de cinéma incarné avec une perfection jamais égalée par Bogart, le premier long métrage de Huston nous permet de revenir sur tout un pan de l'imaginaire hollywoodien, et un morceau non négligeable de l'art américain du XXe siècle, un monde d'hommes cyniques et de femmes dangereuses, à la fois ancien et toujours neuf. (source : éditeur)
