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Un soleil en exil

SamLong, Jean-François (1949-....). Auteur

Edité par Gallimard. Paris - paru en 2019

A travers le destin de deux jeunes garçons, Tony et Manuel, ce roman évoque l'exil forcé dans la Creuse, entre 1962 et 1984, de plus de 2.000 enfants réunionnais.

Continents noirs


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  • Beaucoup de POUR mais quelques CONTRE 3/5

    Un sujet particulièrement douloureux qu’on ne peut reprocher à Jean-François Samlong d’avoir choisi. Pourtant l’ouvrage lui-même n’emporte pas entièrement la conviction et laisse une confuse sensation de manque. Les POUR sont nombreux. Contribuer à faire connaître un processus qu’on ne peut qualifier que de honte pour ceux qui l’ont conçu et mis en place, avec une absence totale d’humanité. Apporter des données et des chiffres précis, en décrivant un contexte. L’écriture est superbe, souvent poignante. Je me suis toutefois prise à regretter que le livre n’ait pas été écrit différemment, à avoir l’impression qu’il n’avait pas été suffisamment travaillé et construit mais rédigé à la va-vite. Pourquoi avoir choisi de raconter l’histoire du seul point de vue d’Heva ? On ne connaîtra que des bribes du vécu de Tony et de Manuel alors qu’un récit à trois voix (voire à quatre en y incluant leur mère) aurait été, me semble-t-il, beaucoup plus riche. La polémique sur l’exil, la déportation m’est apparue bien longue avec nombre de redites alors que j’ai ressenti des trous dans la narration. Quid du destin de la mère, qu’on ne fait que supposer morte ? Quid des premiers contacts d’Heva avec les personnes qui l’accueillent, de sa perception de ces gens à ce moment-là et de son quotidien ? Ses sentiments pour Samuel ne sont également qu’ébauchés. Pourquoi ce parallèle appuyé entre l’exil des enfants réunionnais et la déportation des juifs comme si cette dernière devait servir de référence à tout processus infâme ? Ce qu’ont vécu les enfants réunionnais, qui est spécifique, se suffit à lui-même. Enfin, on a du mal à croire qu’Heva, qui avait 16 ans lors de son départ de La Réunion, ait attendu quelques 30 ans avant d’y revenir, fût-ce pour des vacances, de chercher à savoir ce qu’étaient devenus ses père et mère, de retrouver ses racines, d’autant qu’étant devenue fonctionnaire, elle pouvait sans doute bénéficier de ce qu’on dénomme « congés bonifiés ». La littérature ne devrait pas exclure la vraisemblance. Dommage !

    Michelle LE ROUX - Le 02 février 2020 à 11:58