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Musique
George
Edité par Naïve - paru en P 2024
Une splendide plongée dans le monde artistique et fraternel de George Sand, Écrivaine, dramaturge et critique littéraire, journaliste et intellectuelle majeure du XIXe siècle, l'auteur de Consuelo aimait les arts, inconditionnellement. Au fil de surprises délicieuses, la soprano Sonya Yoncheva ressuscite quelques grandes figures de la France du XIXe siècle, auteurs et compositeurs. Une soirée des plus réjouissantes ! George Sand fascine Sonya Yoncheva depuis bien longtemps. Écrivaine, dramaturge et critique littéraire, journaliste et intellectuelle, l'amante d'Alfred de Musset puis de Frédéric Chopin, par ailleurs amie de Franz Liszt, Pauline Viardot ou Marie Dorval, incarne, au-delà de son destin singulier de femme - dotée de la superbe et entière indépendance que son époque réservait aux hommes - l'esprit entier, l'essence même du XIXe siècle. C'est en premier lieu son audace, proche de l'intrépidité, qui plait à la soprano bulgare. Sand a osé toute sa vie, et quelle source d'inspiration que ses écrits ! qui si pertinents soient-ils, sur tous les sujets, politique, social, culturel, artistique, éblouissent avant tout par leur langue vive et tranchante. George Sand aimait les arts, inconditionnellement. Ce programme nous ouvre donc les portes de son univers artistique, et rend ses amours vivantes. Sa maison, sa cuisine et son salon s'animent à nouveau, pour une soirée en compagnie de ses amis, ces artistes dont elle fut si proche et qui, respectueusement et avec une tendre affectuosité, s'écoutaient, conversaient, riaient et festoyaient en musique et poésie. George Sand ne chantait pas, ne jouait pas d'instrument. Sonya Yoncheva la personnifie donc en nous lisant certains de ses mots ; ils témoigneront de la nature pétillante, étincelante, de la " Dame de Nohant ". Que de surprises au long de ce récital ! Si les élans passionnés d'Alfred de Musset, aussi fervents que souvent désenchantés, irriguent également ce voyage, comme dans la somptueuse Nuit de décembre de Ruggero Leoncavallo, des instants plus hédonistes dus à Pauline Viardot, ces deux Mazourkes (Mazurkas) de Chopin transformées en mélodies avec des textes un rien potaches de Louis Pomey, ou plus loin le " medley " des Bohémiennes mariant divers motifs des Danses hongroises de Brahms, réjouissent le coeur, et l'esprit - un bien bel hommage à la musique " naturelle ", émanant du folklore et des traditions populaires, que vantait si souvent avec tendresse George Sand.