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Là où les chiens aboient par la queue
Edité par Liana Levi. Paris - paru en 2019
A la demande de sa nièce qui s'interroge sur son identité métisse, une femme raconte l'histoire de sa famille, les Ezechiel, avec en toile de fond la société guadeloupéenne de la seconde moitié du XXe siècle. Prix Stanislas 2018, prix Eugène Dabit du roman populiste 2018, prix Libraires en Seine 2019, mention spéciale du jury du Prix métis 2019. Premier roman.
Collection : Piccolo
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- Littérature moderne et contemporaine / Romans / Romans
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70 ans d’histoire antillaise
Après la naissance de son premier enfant, une jeune femme se lance dans la quête de sa part d’identité guadeloupéenne en interrogeant tour à tour son père et ses deux tantes. Elle retrace ainsi le parcours qui a conduit ces derniers d’un hameau perdu de leur île (là où les chiens aboient par la queue, qui donne le titre du livre) à la région parisienne où ils s’installeront définitivement. A travers ces trois personnages, on découvre la pauvreté et le manque d’espoirs, le racisme et une certaine quête de la blanchitude, les comportements issus de l’esclavage, l’émigration comme seule issue malgré la rupture culturelle qu’elle implique, le sous-développement qui sera peu à peu vaincu en même temps que les personnages s’arracheront à leur gangue de misère. On voit défiler la soumission comme une absence de vision de la possibilité de faire autrement puis, à travers la génération suivante, la découverte de d’autres regards sur le monde et les troubles sociaux violents qui s’ensuivent. C’est alors toute une part d’histoire soigneusement dissimulée aux métropolitains qui nous apparaît et qui nous fait voir autrement ces populations que nous croisons régulièrement. Un beau livre nécessaire, sans longueurs, que l’on parcourt sans que jamais n’affleure l’ennui, d’où on a le sentiment de ressortir enrichi.
Michelle LE ROUX - Le 16 août 2020 à 08:55